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L’Égypte sous le choc après les violences contre les coptes - L'Orient le Jour   11/10/2011

Chénouda III a mis ces affrontements sur le compte d’« inconnus infiltrés »
Les affrontements entre coptes et forces de l’ordre, qui ont fait 25 morts et 329 blessés au Caire selon un dernier bilan, ont relancé hier les craintes d’aggravation des tensions religieuses et politiques dans un pays qui connaît une transition fragile depuis la chute du président Moubarak.
L’armée aux commandes du pays a demandé au gouvernement, sur lequel elle a autorité, de « former rapidement une commission d’enquête » pour déterminer les responsabilités des événements survenus la veille. Au moins 40 personnes ont été arrêtées et 25 étaient en cours d’interrogatoire par les services du procureur militaire.
Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a dénoncé à l’issue d’une réunion de crise « les efforts de certains pour détruire les piliers de l’État et semer le chaos ». Le gouvernement du Premier ministre Issam Charaf, qui a estimé dans la nuit que le pays était « en danger », s’est également réuni en urgence.
Soulignons que des versions confuses ont continué de circuler sur ces affrontements imputés tour à tour aux manifestants coptes – qui constituent la majorité des personnes décédées – aux militaires et aux forces de l’ordre sur place ou encore aux provocations de « voyous ». Le patriarche copte-orthodoxe, Chénouda III, a de son côté mis ces affrontements, les plus meurtriers en Égypte depuis la chute de Hosni Moubarak, sur le compte d’« inconnus infiltrés » et dénoncé le fait que l’on puisse les imputer aux manifestants chrétiens.
Les réactions aux violences ne se sont pas fait attendre. Ahmed al-Tayyeb, grand imam d’al-Azhar, plus haute institution de l’islam sunnite, a appelé musulmans et chrétiens au dialogue « afin de tenter de contenir la crise ». « Les dirigeants doivent prendre des mesures sérieuses pour traiter les problèmes à la racine, autrement cette situation peut mener à la guerre civile », a estimé de son côté Fouad Allam, chef pendant 20 ans des services de sécurité, sur la télévision al-Arabiya, en demandant une révision de lois religieuses discriminatoires. D’autres relevaient en revanche que les heurts n’avaient pas simplement un fondement religieux mais étaient alimentés par le ressentiment contre la police et le pouvoir militaire.
Les Occidentaux ont également manifesté leur inquiétude. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est déclaré « profondément attristé » par les événements. Il « appelle tous les Égyptiens à rester unis et à préserver l’esprit des changements historiques de début 2011 ».
Le président américain Barack Obama est pour sa part « profondément inquiet », selon son porte-parole Jay Carney, qui a exprimé la solidarité des États-Unis au pays « en ce moment difficile ».
De Luxembourg, où se réunissaient les chefs de la diplomatie de l’Union européenne, le ministre britannique William Hague a également appelé toutes les parties à « engager le dialogue », et salué l’appel à la retenue du Premier ministre égyptien Issam Charaf. Le respect des minorités religieuses est « une ligne rouge » à ne pas dépasser, a affirmé quant à lui le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.
Les autorités ont par ailleurs annoncé la pendaison d’un homme condamné pour le meurtre de six coptes à la sortie d’une église en janvier 2010 en Haute-Égypte, une information rare dans un pays où les dates des exécutions ne sont en principe pas révélées.
Soulignons enfin qu’en Israël, le bureau antiterroriste du gouvernement a déconseillé aux Israéliens les visites dans la péninsule égyptienne du Sinaï durant les prochaines fêtes juives de Souccot.

(Source : AFP)


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